Un été à la mer sous haute protection !

1er juillet 2014

Comme chaque année, vous êtes nombreux à vous rendre, en famille ou entre amis, à la mer. Cette destination typique de l’été, est synonyme de détente. Pourtant, tout aussi reposant qu’est le bord de plage, la mer cache bien son jeu et nécessite une vigilance de tous les instants pour éviter les dangers et gâcher les vacances…

Sur la plage, méfiez-vous du soleil !

Face à lui nous sommes tous vulnérables. Il est donc important de bien se protéger et notamment les enfants dont la peau, plus fine, est particulièrement fragile.

Pour éviter brûlures, coups de soleil, insolation, déshydratation, vieillissement prématurée de la peau ou, bien plus grave encore et sur le plus long terme, cancer de la peau, il est nécessaire de prendre des mesures de précaution…

Des gestes de prévention simples sont à adopter :

  • Appliquez de la crème solaire avec un indice adapté à votre type de peau et renouvelez l’application fréquemment, surtout après chaque bain.
  • Évitez de vous exposer au moment où l’ensoleillement est au plus fort : entre 11 heures et 16 heures.
  • Évitez l’utilisation d’agents photosensibles au moment de l’exposition : les eaux de toilette, les lotions à base d’alcool, certains antiseptiques ou la consommation de certaines classes de médicaments tels que les antibiotiques, les anti-inflammatoires…
  • Buvez beaucoup d’eau pour éviter la déshydratation
  • Portez un chapeau, une casquette… ainsi que des lunettes de soleil. On n’y pense pas toujours mais les yeux sont très fragiles.
  • En plus de toutes les autres mesures, pour aider votre peau à amadouer le soleil, vous pouvez augmenter votre consommation de fruits et légumes riches en vitamines et bêta-carotène (abricot, carotte…).

Pour les enfants, soyez plus vigilent encore : l’indice de la crème doit être élevé : SPF 50 +.
Pour limiter les attaques du soleil, n’exposez pas votre enfant aux heures les plus chaudes de l’été : de 11 à 16 heures.
Dans l’idéal, laissez-lui un tee-shirt (sec). Ce dernier, en plus de la crème, lui offrira une plus grande protection.
Tout comme les adultes : lunettes enveloppantes et chapeau à large bord sont aussi de rigueur !
Votre enfant ne va pas forcément penser à vous demander à boire, n’hésitez donc pas à lui proposer régulièrement de l’eau.


Tout comme le soleil, aussi attractive et agréable que soit la mer, elle n’est pas sans danger. En effet, les pièges y sont nombreux.

Baïnes, vagues et courants marins

La mer peut s’avérer, elle aussi, très dangereuse notamment à cause des courants, des vagues ou encore des baïnes. Pour éviter de se retrouver dans une situation à risque, il est important de respecter les consignes de sécurité données par les panneaux indicateurs, les sauveteurs ou les drapeaux sur les plages…

Si malgré toute votre vigilance, vous vous retrouvez emporté par le courant, ne luttez pas contre, vous vous épuiseriez, et risquez la crampe… même si vous êtes bon nageur. Dans cette situation, il est indispensable de s’économiser, de garder son calme et sa stabilité pour donner l’alerte en criant ou en agitant les bras.

Si un jeu flottant (ballon, bouée…) est pris par le courant, une vague ou encore le vent, et emporté vers le large, ne tentez pas de le récupérer, vous seriez, vous aussi, pris au piège.

Un enfant échappe vite à la surveillance, il est donc impératif d’augmenter la vigilance notamment sur la plage ou en cas de baignade.

Pour limiter les risques, n’allez pas à la plage ou vous baigner seul. En effet, si vous êtes en difficulté, la personne qui vous accompagne pourra donner l’alerte.

Méduses, vives… et autres habitants marins

Les méduses, de plus en plus présentes sur notre littoral, peuvent laisser un souvenir… cuisant ! Néanmoins il n’y a pas lieu de paniquer. La plupart du temps, sous nos latitudes, leurs piqures sont bénignes. L’important est d’avoir la bonne attitude.

Après le contact, une douleur va apparaitre avec une sensation de brûlure, un gonflement local, une rougeur, ou encore de possibles apparitions de vésicules. Il faut sortir calmement de l’eau, rincer la plaie à l’eau de mer, et la recouvrir délicatement avec du sable. Une fois séchée, rincez de nouveau à l’eau de mer. S’il reste des particules, morceaux de tentacules de l’animal, sur la plaie, enlevez-les délicatement afin de ne pas les percer ce qui libèrerait à nouveau du venin. En l’absence de pinces à épiler vous pouvez aussi utiliser un carton fin ou encore une carte bancaire.

Certaines personnes peuvent avoir des réactions plus violentes aux piqures de méduses ou déclencher une allergie, en cas de doute ou de symptômes de type maux de tête, faiblesse, malaise, réactions cutanées démesurées, consultez un médecin.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès des postes de secours sur les plages, afin de savoir si certaines zones comportent plus de risques que d’autres.

Les vives sont des poissons qui vivent enfouis dans le sable, en faible profondeur.

Ce poisson a la particularité de ne laisser dépasser du sable que sa tête et ses épines venimeuses. Le risque est, pour les vacanciers, de marcher sur ce poisson et donc sur ses épines, lors de baignade.

La piqûre entraine une douleur très intense au point de contact et parfois dans tout le membre concerné. Dans un premier temps il important de sortir de l’eau, notamment pour éviter la noyade, la piqure pouvant entrainer des nausées, malaises, ou encore vertiges.

Le venin de cet animal réagit à la chaleur, il peut donc être neutralisé par une source de chaleur : approchez l’extrémité incandescente d’une cigarette de la plaie, ou utilisez un sèche-cheveux, un allume cigare (attention, sans toucher ou trop s’approcher de la plaie, il ne faut pas brûler la peau).

N’hésitez pas à vous rendre sur un poste de secours, les sauveteurs sont habitués à ce type d’intervention. En cas de doute ou si la plaie s’infecte, se nécrose, n’hésitez pas à consulter un médecin. Pour éviter ces désagréments l’utilisation de sandales est un bon moyen de protection.

Les oursins, très appréciés dans nos assiettes, le sont beaucoup moins lorsqu’une de leurs épines décident de nous rentrer sous la peau ! Les piqûres d’oursin méritent une attention particulière, car négligées, elles peuvent évoluer en surinfection. En cas de piqure il est nécessaire de retirer, à l’aide d’une pince à épiler, toutes les épines présentes sous la peau, de bien désinfecter et de surveiller la plaie. En cas de doute consultez un médecin. Là aussi la meilleure protection est l’utilisation de sandales y compris lors de la baignade.

Une fois ces bons réflexes acquis à vous les vacances tranquilles bien méritées !

Sources : www.e-sante.fr INPES