Rapport de la Cour des comptes

23 mars 2009

D_ARTICLE

"Il n'est pas exclu que la dette publique puisse s'accroître de plus de 200 milliards d'euros entre 2007 et 2010. Elle friserait alors les 80% du produit intérieur brut, voire davantage", affirme-t-il dans un entretien publié dans Le Monde. "Les mesures anticrise doivent donc rester provisoires et réversibles, ajoute le président de la Cour des comptes. Il faut s'attacher plus que jamais à sécuriser les recettes et en finir avec la tentation des niches fiscales et sociales." Adressant un satisfecit à l'Etat pour le suivi de ses recommandations passées, Philippe Seguin dénonce notamment cette année le manque de transparence des cessions immobilières de l'Etat et la gestion du 1% logement. La Cour des comptes revient sur "le fiasco" du groupement d'intérêt public chargé de mettre en place le dossier médical personnel (DMP), soulignent Les Echos. Le projet n'a pas tenu ses objectifs, en raison "d'ambitions démesurées, en total décalage avec les contraintes techniques et les moyens humains et financiers mis en œuvre". En 2006, le directeur a décidé l'achat d'une nomenclature médicale auprès d'un universitaire américain, pour 1,3 million d'euros, "restée depuis lors quasiment inutilisée". La Tribune note également que "la gabegie du dossier médical personnel" est confirmée. Le rapport pointe aussi de "graves" problèmes de gouvernance à l'Institut national du cancer (Inca), groupement d'intérêt public toujours sous perfusion de l'Etat, souligne Le Figaro-économie. La Cour relève qu'il existe "un risque de conflit d'intérêts du fait que des représentants d'établissements hospitaliers" participent aux décisions du conseil de l'Inca, qui affectent directement leurs établissements. Rapport de l'Igas : avis partagés des médecins Le rapport de l'Igas sur la rémunération des médecins et chirurgiens hospitaliers provoque de vives protestations parmi les urgentistes et les anesthésistes, deux spécialités particulièrement bien loties. "C'est une enquête à charge, l'Igas est instrumentalisée", s'insurge dans Les Echos Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France. Le président de la Coordination médicale hospitalière (CMH), François Aubart, estime au contraire, dans Le Quotidien du médecin, que "l'Igas écrit beaucoup de choses que tout le monde constate quotidiennement". Les différences de rémunérations actuelles ne sont dictées "ni par la compétence des professionnels, ni par la qualité de leur travail, ni par leur engagement dans des missions de service public", regrette-t-il, mais sur des critères "uniquement techniques", qui sont "obsolètes ».