Médicaments déremboursés

5 octobre 2006

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Les prix de ces produits sont désormais "libres", c'est-à-dire fixés par les seuls industriels du secteur pharmaceutique, les pharmaciens, et les grossistes intermédiaires et la TVA passe de 2,1 à 5,5%. L'achat fin août de 21 médicaments tests a coûté 110 % de plus qu'en février dernier. Outre ces hausses parfois spectaculaires, 60 Millions de consommateurs, qui s'est procuré les médicaments dans une demi-douzaine de pharmacies en province et à Paris, constate des prix très disparates d'une officine à l'autre, avec une fourchette de prix du simple au double, affirme le magazine. Les industriels mettent en avant la chute des volumes de vente des médicaments déremboursés pour expliquer les hausses de leurs tarifs. Par ailleurs, pour la première fois depuis au moins quinze ans, les bénéfices des 23 000 pharmacies françaises reculent. C'est la conséquence directe des mesures d'économies sur le médicament décidées par le gouvernement pour réduire le déficit de l'assurance maladie. La marge brute, le principal indicateur de profitabilité, a reculé de 3,3 % au cours des huit derniers mois, selon l'étude KPMG disponible en ligne sur le site des Echos. Les effets ne sont pas catastrophiques pour l'instant : le nombre d'officines ne baisse pas, les pharmaciens sont parmi les mieux payés des professions de santé, et le système de distribution du médicament en France est l'un des plus coûteux d'Europe (marge représentant un quart du prix de vente final au patient). Source : Gérard Bieth - La Lettre de la Sécu