Les antibiotiques : c’est pas automatique !

27 novembre 2006

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Des résultats positifs ont été obtenus et semblent s'inscrire dans la durée avec, entre 2002 et 2005, à épidémies constantes, une baisse cumulée de 12,8 % de la consommation d'antibiotiques. Une étude de la CNAMTS publiée dans le dernier "Points de repère" porte sur l'actualisation des données disponibles en la matière en vue de comparer les modalités de recours à ces médicaments dans notre pays à celles observées chez nos voisins européens. Dans sa conclusion, la CNAMTS relève que "sur la période observée, les résultats sont positifs et la décroissance de la consommation est nette. Cependant le profil de consommation des antibiotiques en ville ne s'est pas fondamentalement modifié. Le niveau annuel d'exposition reste élevé avec un ratio mois d'hiver / mois d'été inchangé et un recours fréquent à des antibiotiques de deuxième intention laissant supposer la subsistance de traitements inutiles ou inappropriés. Or, peu d'antibiotiques nouveaux seront commercialisés dans les années à venir et les phénomènes de multirésistance, actuellement signalés en milieu hospitalier, sont considérés par les experts comme conduisant à des impasses thérapeutiques. Pourtant, ces phénomènes, devenus très préoccupants en France, ne sont pas irréversibles. C'est à l'ensemble des acteurs de prendre conscience qu'il convient de poursuivre la diminution du niveau d'exposition aux antibiotiques et lorsqu'un traitement antibiotique est nécessaire, de respecter les recommandations de bonne pratique afin de choisir une molécule adaptée". Source : Gérard Bieth - La lettre de la Sécu 26 novembre 2006