Le tabac… et si j’arrêtais…

26 mai 2016

Nous savons tous aujourd’hui que le tabac est particulièrement néfaste pour notre santé ainsi que pour celle de notre entourage. Cependant, même face à des chiffres alarmants, il n’est pas toujours facile d’arrêter et de vaincre sa dépendance, qu’elle soit physique, psychologique ou comportementale. Un grand nombre de questions et de peurs peuvent faire surface. Voici quelques réponses et conseils pour vous aider dans votre démarche de sevrage.

J’appréhende de m’arrêter de fumer car…

J’ai peur de ne pas pouvoir contrôler mon envie irrépressible de fumer ! L’envie est inévitable mais sachez qu’elle sera de moins en moins forte au fur et à mesure que les jours passent. En général, ces envies passent d’elles-mêmes après 3 à 5 minutes. Vous pouvez essayer de faire diversion : boire de l’eau, sortir marcher, lire, etc.

J’ai peur de devenir irritable car fumer me fait plaisir et me détend. La grande responsable est la nicotine. Des cellules dans notre cerveau au contact de cette substance libèrent des sensations de bien-être dont une des premières est notamment la fin du manque de nicotine. Seule la période de sevrage, caractérisée par le manque de nicotine, peut vous rendre nerveux mais elle peut être compensée par les traitements de substitution.

J’ai peur de prendre du poids ! Ce n’est pas inéluctable (1/3 des fumeurs qui s’arrêtent ne prennent pas de poids) ! À l’arrêt du tabac, la prise de poids est en moyenne de 3 kg chez les hommes et de 4 kg chez les femmes. Mais les fumeurs ont un poids inférieur de 1 à 2 kg par rapport aux non-fumeurs. La prise de poids effective est donc moindre. Servez-vous de la victoire obtenue sur vous-même en arrêtant de fumer pour vous motiver (ensuite) à perdre ces kilos. D’une manière générale : faites de l’exercice, limitez les graisses animales et buvez de l’eau.

J’ai peur de ne pas y arriver ou d’échouer comme les fois précédentes. La plupart des anciens fumeurs ont fait plusieurs tentatives avant de réussir définitivement à se débarrasser du tabac. Faites-vous confiance et préparez-vous encore mieux que les fois précédentes. N’hésitez pas à vous faire aider : médecin, pharmacien, acupuncteur, sophrologue… à chacun sa solution, vos chances de succès n’en seront que plus grandes.

Pour vous encourager, pensez aux bénéfices immédiats de l’arrêt

Après 8 heures : L’oxygénation du sang et des cellules redevient normale diminuant ainsi les risques cardiovasculaires.
Après 48 heures : Le goût et l’odorat s’améliorent.
[Après 72 heures : Respirer devient plus facile.
Après 2 semaines à 3 mois : La toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle. On marche plus facilement.
Après 1 an : Le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur. De plus, vous avez économisé près de 1 970 € si vous fumiez 1 paquet de cigarettes par jour !
Après 5 ans : Le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.
Après 10 à 15 ans : L’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Pour envisager l’arrêt dans les meilleures conditions informez-vous et parlez-en avec votre médecin. Avant votre premier rendez-vous, faites la liste de vos motivations mais également de vos craintes face à l’arrêt du tabac, votre échange n’en sera que plus constructif.
Enfin, sachez qu’il est important de ne pas se décourager après un échec du sevrage. La plupart des personnes ont besoin de plusieurs tentatives avant d’arrêter définitivement.

 

Sources : INPES, Fondation pour la Recherche Médicale, Tabac Info Services, INSERM.