Le cancer du sein : prévention et facteurs de risques

7 novembre 2014

Divers facteurs de risque peuvent avoir une influence sur la venue d’un cancer du sein : l’âge, des antécédents familiaux, des facteurs génétiques… C’est pourquoi il est important de connaître les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d’accroître les chances de guérison totale.

Le facteur d’âge

Les deux tiers des cancers du sein se développent chez des femmes de plus de 50 ans. En revanche, cette maladie est plus rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.

Après 40 ans, les statistiques nous apprennent que le risque d’avoir un cancer du sein se multiplie une fois et demie tous les dix ans.

Après 50 ans, outre l’examen - au moins annuel - de vos seins par votre médecin traitant ou votre gynécologue et l’autopalpation mensuelle de vos seins, votre médecin vous prescrira une mammographie tous les deux ans pour dépister de manière très précoce un éventuel cancer. N’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre gynécologue qui saura vous conseiller sur la question.

Les antécédents familiaux

Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres femmes de développer un cancer du sein. Si tel est votre cas, vous devez, encore plus que les autres, vous faire surveiller médicalement au moins une fois par an et signaler vos antécédents familiaux à votre médecin traitant ou à votre gynécologue.

15% des femmes traitées pour un cancer du sein développeront un cancer sur l’autre sein. Si vous êtes dans cette situation, vous devez absolument bénéficier d’un suivi médical particulièrement attentif.

On a également constaté que le risque était plus élevé chez les femmes ayant eu à la fois des règles précoces et une ménopause tardive. Les femmes sans enfant ou ayant eu un premier enfant après 30 ans semblent de même un peu plus exposées au développement d’un cancer du sein. Ce sont des éléments que vous devez aussi prendre en considération. N’oubliez pas d’en parler à votre médecin.

Un gène responsable du cancer du sein ?

On a récemment découvert au moins deux gènes anormaux, l’un sur le chromosome 13 (BRCA2), l’autre sur le chromosome 17 (BRCA1). Ces gènes sembleraient prédisposer au cancer du sein et permettraient d’expliquer la survenue d’un cancer du sein très particulier et relativement rare chez les jeunes femmes. Il devrait être possible bientôt d’identifier ces femmes à très haut risque et de les suivre tout particulièrement afin que leur cancer du sein – s’il doit se développer – puisse être traité à son tout début.

Des essais de détection génétique des cancers sont actuellement en cours.

La pilule augmente-t-elle les risques ?

Il est désormais acquis que la pilule n’augmente pas globalement le risque de cancer du sein.

De même, les rumeurs qui lient le cancer du sein à la pratique des seins nus, à la réception d’un coup violent sur la poitrine ou au port du soutien-gorge à baleines sont de la pure fantaisie et ne reposent sur aucune démonstration scientifique. Cependant si la pilule ne provoque pas en soi le cancer du sein, elle peut favoriser le développement d’un cancer. C’est pour cela qu’elle est contre-indiquée en cas de cancer du sein et en cas de risque important de cancer, par exemple chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein.

Peut-on éviter la venue d’un cancer du sein ?

Non, on ne peut pas encore véritablement "empêcher" la survenue d’un cancer du sein. Il faut en effet reconnaître que nous ne savons pas encore bien déterminer les différents facteurs qui feront qu’une femme - et non une autre - développera un cancer du sein. Ce qui est certain c’est qu’en France, aujourd’hui, une femme sur 8 pourra en être atteinte à un moment ou à un autre de sa vie. Cette maladie représente ainsi un quart des cancers chez la femme.

Il est donc essentiel que vous connaissiez les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d’accroître les chances de guérison et de diminuer considérablement les conséquences de la maladie et des traitements.

Deux recommandations pour un dépistage précoce :

  • Un suivi régulier auprès de son médecin ou son gynécologue qui prescrira les examens nécessaires en cas de doute. L’idéal étant une consultation annuelle à partir de 30 ans.
  • Des mammographies régulières : le programme national de dépistage organisé du cancer du sein permet à chaque femme de 50 à 74 ans de bénéficier gratuitement d’une mammographie, tous les deux ans. La mammographie (radiographie des seins) détecte les anomalies de petites tailles, dont certaines seulement se révèleront être un cancer. Cet examen mammographique comprend deux clichés radiologiques par sein, associé à un examen clinique avec questionnaire médical qui permet au radiologue de connaître les antécédents familiaux et personnels. En cas d’anomalie, des examens complémentaires (mammographie complémentaire, échographie, ponction et éventuellement biopsie) seront prescrits pour préciser le diagnostic.

À partir de 50 ans, vous recevrez, tous les 2 ans, une invitation pour une mammographie gratuite, avec la liste des radiologues de votre département participant au dépistage organisé du cancer du sein. Votre médecin généraliste ou votre gynécologue peuvent répondre à vos questions sur cet examen.

Les symptômes

Âge, cycle menstruel, grossesse, pilule contraceptive, hormones… de nombreux facteurs peuvent modifier la forme et la texture d’un sein et il n’existe pas de symptômes caractéristiques du cancer du sein. En revanche, un certain nombre de signes doivent inciter à consulter rapidement :

  • modification de la dimension ou de la forme d’un sein,
  • grosseur/boule dans un sein,
  • ganglion dur au niveau de l’aisselle,
  • écoulement par le mamelon, surtout si sanglant,
  • modification de la pigmentation ou de la texture de la peau du sein ou de l’aréole,
  • rétraction irréversible du mamelon d’apparition récente.

Sources :