La chirurgie ambulatoire se développe

27 février 2009

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Cela représente une « progression de 18 points depuis 2000 », a précisé Frédéric van Roekeghem. Cette évolution résulte de la mise sous accord préalable d’établissements dont « l’activité ambulatoire est inférieure à la moyenne ». Prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2008, ce dispositif comptait 222 établissements en fin d’année, dont 63 % de cliniques privées. En 2009, 200 nouvelles structures devraient être concernées. Si une montée en charge générale se fait sentir, de fortes disparités régionales persistent. Par exemple, les hôpitaux d’Auvergne et de Franche-Comté sont encore peu impliqués, alors que ceux d’Ile-de-France ou du Sud-Est de la France affichent des taux supérieurs à 75 %. Moins invasive, la chirurgie ambulatoire permet au patient de subir une intervention et de ressortir le même jour de l’hôpital. Elle nécessite « une organisation et un suivi très protocolés qui, par voie de conséquence, assurent une sécurité ». Cette technique vise les opérations les plus fréquentes, en particulier la cataracte, l’arthroscopie du genou, les extractions dentaires, les varices ou encore les végétations et les amygdales. Cette année, viennent notamment s’ajouter la ernie inguinale, la chirurgie des tendons, des ligaments et du strabisme.