L’automne : le grand retour des allergies respiratoires !

14 novembre 2013

L’automne, au grand désespoir des personnes allergiques, voit naitre une recrudescence des allergènes : pollens, acariens, moisissures… de quoi ravir les fabricants de mouchoirs, en effet, les allergies respiratoires, appelées plus couramment le rhume des foins, refont aussi leur grande apparition !
Sur le banc des accusés, trois fautifs majeurs : acariens, moisissures et pollens.
La liste n’est pas exhaustive mais une bonne prévention de ces allergènes facilitera la vie des personnes allergiques.

Acariens : une allergie plus fréquente en automne et en hiver

Les acariens se développent toute l’année dans nos habitations avec une prédilection pour les milieux chauds et humides. C’est ainsi qu’ils prolifèrent dans les oreillers, les matelas, les tapis, les fauteuils, les peluches… et plus intensément en automne et en hiver, lorsque le temps est humide et que nos logements sont bien chauffés et moins aérés.

Les symptômes de l’allergie

La réponse la plus classique est la rhinite allergique : nez qui coule, éternuements à répétition, démangeaisons, etc.
Les acariens peuvent aussi déclencher des rhino-conjonctivites allergiques : en plus des symptômes de la rhinite allergique, larmoiements, rougeurs et picotements des yeux.
Mais aussi des dermatites ou eczémas atopiques : rougeurs et démangeaisons au niveau du visage, du cuir chevelu et des plis (genou, coude, aine).
En réaction, tous ces symptômes sont à l’origine de troubles du sommeil et de fatigue qui entraînent une détérioration de la qualité de vie et des handicaps au quotidien.

Luttez contre les acariens : le grand ménage d’automne

- Rangez et débarrassez-vous de tout ce qui est inutile, car le désordre et l’encombrement favorisent la poussière et la prolifération des acariens.
- Aspirez souvent les pièces de votre logement en utilisant un aspirateur sans sac, de préférence.
- Ne chauffez pas trop votre logement : 19-21°C et 16-18°C dans la chambre.
- Limitez le taux d’humidité à 50% maximum.
- Aérez régulièrement la chambre tous les jours, voire plusieurs fois par jour par temps sec. Il en est de même pour la salle de bain. Si nécessaire, utilisez un déshumidificateur.
- Bannissez les moquettes, tapis, fauteuils en tissu, et autres nids à poussières et à acariens.
- Recouvrez les matelas de housses anti-acariens. Si vous n’y êtes pas allergique, vous pouvez utiliser un matelas en latex, matière hostile aux acariens.
- Changez souvent, au moins une fois par mois, votre linge de maison (serviettes, draps…)

Les effets de l’allergie aux moisissures

Quand une personne est allergique aux moisissures, son système immunitaire est particulièrement sensible aux spores de moisissures.
En fait, son système immunitaire considère les spores de moisissures comme une menace et engendre une réaction exagérée qui sont les symptômes de l’allergie.

Symptômes de cette allergie

L’allergie aux moisissures peut causer différents symptômes plus ou moins importants :
- toux et difficultés respiratoires ;
- démangeaisons au niveau des yeux, du nez, de la gorge ;
- apparition ou aggravation de l’asthme ;
- réactions cutanées ;
- troubles nerveux, hépatiques, rénaux, digestifs.
- Elle provoque des épisodes de rhinite, conjonctivite et asthme.

Les personnes qui, malheureusement, souffrent d’asthme ainsi que d’allergie aux moisissures remarquent que leurs crises d’asthme sont déclenchées ou aggravées dès lors d’une exposition à des moisissures. Cette allergie chez un asthmatique peut entraîner des symptômes comme la toux, une respiration bruyante et difficile, une sensation de poitrine compressée, voir d’essoufflement. Selon certaines études, l’allergie aux moisissures pourrait également avoir des effets cancérigènes.

Les symptômes et les conséquences sur la santé seront plus ou moins importants selon :
- le type de moisissures ;
- la surface du lieu contaminé ;
- l’âge et l’état de santé de la personne concernée.

Attention, les parents d’enfants en bas âge sont particulièrement concernés, sachant qu’une exposition précoce aux moisissures durant la première année de vie multiplie par trois le risque de développer un asthme vers l’âge de 7 ans.

Comment diagnostiquer une allergie aux moisissures ?
Le test d’allergie.

Il est possible de croire que l’on est allergique aux spores de moisissures mais les symptômes peuvent être causés par un allergène totalement différent. Si vous pensez souffrir d’une allergie aux moisissures, il est conseillé de consulter un professionnel de la santé.

Le diagnostic s’effectue en plusieurs temps :
- tests cutanés :
- dépôt de la substance allergène sur la peau (bras ou dos) ;
- temps de repos pour voir ce qui se passe ;
- vérification des réactions.

Si les tests cutanés entraînent des réactions ou des symptômes, cela signifie que la personne est allergique aux moisissures.
Le traitement est axé sur le soulagement des symptômes, car il n’existe aucun remède pour lutter contre l’allergie aux moisissures.
Dans la plupart des cas, on utilise les médicaments pour contrôler les symptômes.

- Éliminez les moisissures
La meilleure prévention contre l’allergie aux moisissures est l’éviction de l’allergène.
À l’extérieur, l’une des causes majeures de la moisissure est liée aux feuilles humides tombées au sol et qui pourrissent. À l’intérieur, il faut également lutter contre l’humidité.
Pour cela, il faut :
- utiliser une hotte lors de la préparation des repas ;
- aérer la salle de bain après un bain ou une douche ;
- s’équiper d’un système de ventilation ;
- aérer votre habitat 15 minutes chaque jour, et plusieurs fois par jour ;
- effectuer un nettoyage régulier de votre habitat à l’aide d’eau de javel diluée. Mais si la surface touchée par les moisissures est importante (+ de 3 m2) il faut faire appel à une société spécialisée. Si la cause du développement de ces moisissures vient d’un problème de bâtiment, effectuez les travaux nécessaires au plus vite (réparation de la toiture, d’une fuite…).

Le pollen, une allergie fréquente

L’allergie au pollen est une allergie fréquente : elle toucherait près d’un quart de la population. Elle est plus fréquente chez l’adolescent et le jeune adulte (dans plus de ¾ des cas, elle survient avant l’âge de 20 ans). Le nombre de personnes touchées par cette allergie augmente chaque année.

Qu’est-ce que l’allergie au pollen ?

Il s’agit d’une allergie provoquée par le pollen des arbres, arbustes et plantes mis en suspension dans l’air par le vent ou les insectes. Le pollen étant l’élément reproducteur produit par les organes mâles des plantes et émise sous forme de poussière. Les pollens allergisants sont transportés dans l’air et de petites tailles : ils peuvent être transportés par le vent à plusieurs dizaines de kilomètres de leur source.
L’allergie au pollen est plus fréquente à certaines périodes de l’année, notamment au printemps lors de la floraison, mais aussi à l’automne pour les pollens des herbacées.

Les principaux pollens

Il existe 3 principaux types de pollens :

- Les pollens d’arbre : cyprès, thuyas, bouleaux, aulnes, noisetiers, chênes, châtaigniers, peupliers, saules, platanes, frênes, oliviers. Suivant les régions leur pollinisation peut aller du mois de janvier au mois d’avril/mai.

- Les pollens de graminées : toutes les graminées fourragères , le blé, l’orge, l’avoine et le seigle. La période de pollinisation des graminées dure d’avril/mai à juin/juillet. C’est l’allergie qu’on appelle couramment « le rhume des foins ».

- Les pollens des herbacées proviennent des herbes vivaces et sévissent à partir d’août jusqu’en octobre.

Comment se manifeste l’allergie au pollen ?

Les principales manifestations sont une rhinite allergique et une conjonctivite allergique.
C’est une allergie assez caractéristique : dès que la personne est en contact avec l’allergène, elle éternue, pleure, son nez coule ou est bouché et elle présente des démangeaisons au niveau des yeux et du nez.
Cependant une allergie au pollen peut donner d’autres signes tels qu’une urticaire, un eczéma, un asthme allergique, voire un choc anaphylactique.
L’allergie au pollen s’accompagne souvent d’une grande fatigue du fait de sa chronicité et des difficultés pour dormir (nez bouché, éternuements …).

Luttez contre les pollens

Si l’éviction du pollen n’est pas possible, il est envisageable de limiter l’exposition à cet allergène.

Quelques conseils simples en période de pollinisation :
- Préférez les activités en plein air tôt le matin, à ce moment là de la journée le taux de pollen est plus faible.
- En voiture, utilisez l’air conditionné plutôt que d’ouvrir les fenêtres et pensez à faire changer le filtre à pollen fréquemment.
- Évitez d’étendre le linge à l’extérieur.


Votre bulletin pollinique

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Sources :
- RNSA, Réseau National de Surveillance Aérobiologique
- Association Asthme & Allergie
- www.e-sante.fr

- www.mon-partenaire-sante.com