Contraception et prévention

19 décembre 2006

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Chez les jeunes filles de moins de 18 ans, trois grossesses sur cinq aboutissent à une interruption volontaire, soit 13 400 IVG en 2004. Ce chiffre n'a pas baissé depuis dix ans. Pour le HCPF, il s'agit d'un "problème de santé publique et non de moralité". Est pointé le déficit considérable d'information à l'école ainsi que l'accès difficile pour les mineures à la contraception préventive qui reste payante et remboursable sur la Sécurité sociale des parents. Seules à ce jour l'IVG et la contraception d'urgence assurent la confidentialité et la gratuité dans notre pays, hors recours aux centres de planification familiale. Pour remédier à cette situation, le Haut Conseil insiste sur la nécessité de renforcer les actions d'information auprès des jeunes, notamment dans les établissements scolaires. Il préconise également des mesures pour faciliter l'accès effectif des mineures à la contraception notamment par la création d'un réseau de prévention dans chaque département, à l'initiative conjointe du Conseil général et de l'Etat, qui s'appuierait non seulement sur les structures existantes, implantées en milieu hospitalier ou en dehors, mais aussi sur des médecins généralistes et sur des pharmaciens volontaires. L'objectif serait d'augmenter le nombre de lieux permettant un accueil gratuit et confidentiel des jeunes en quête d'informations, de conseils, et d'orientation. Consultation médicale et délivrance sur ordonnance de produits et dispositifs contraceptifs seraient également gratuits, la prise en charge des frais devant être assurée selon un processus similaire à celui imaginé pour la pilule du lendemain. Source : Gérard Bieth - la lettre de la Sécu n°228